Billets d'humeur

La découverte de l’infidélité est une expérience traumatique. Il est souvent difficile d’être objectif lorsque nous traversons des situations déstabilisantes. Parlons en sans complexe.

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Re: Billets d'humeur

Message par Sans Prétention » dim. 11 févr. 2018 06:42



Voler, c'est quand on a trouvé un objet qui a pas encore été perdu...

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SUR EMOREJ

Message par Sans Prétention » sam. 3 mars 2018 12:52

Humeur du jour...

Une re lecture d'un certain état d'esprit, même s'il s'agit d'un troll.

Je n'ai pas osé écrire sur le post d'Emorej tant il m'avait semblé que ce serait faire offense à sa mémoire en salissant son témoignage de mes commentaires.

Je pose cela ici dans le cas où ça pourrait servir (à la sœur d'Emorej, comme à d'autres...)

Cocufieur a écrit :
jeu. 13 nov. 2014 12:53
On m’avait parlé de ce fil de forum mais je ne pensais pas qu’il existait vraiment.
Posé d'entrée de jeu : CF (Cocufieur) évolue dans un système où le besoin d'aide, même virtuel, après une infidélité ne peut exister.
ll s'étonne de ce que des personnes puissent vouloir (et, comble de l'horreur, pouvoir) se soutenir mutuellement.
Le site est donc pour lui une hérésie. A la lecture de ses déclarations, on comprend aisément pourquoi.

Le discours qui suit fera émerger en effet l'essentiel d'une pensée profonde, cohérente avec des options de vie : tous ceux qui aiment sont des faibles.
Chaque événement est donc envisagé par le prisme de la haine (dans un univers sans amour) et de la domination.


Cocufieur a écrit :
jeu. 13 nov. 2014 12:53
Si je recoupe les faits, les dates, le prénom, le décès, alors il semble que ce soit moi, le cocufieur que vous jugez.
Le jugement est une capacité humaine, c'est, par exemple, ce qui permet "d'apprécier" une situation : elle est soit intenable, soit agréable, soit neutre.
Une relation peut également être "jugée" comme étant épanouissante, étouffante ou ennuyeuse.

C'est un ressort humain naturel. Il est à corriger avec l'expérience mais ne peut en aucun cas être évacué malgré les multiples tentations très actuelles de vouloir rendre ce mécanisme abscons.

Ici, CF se sert d'une bien heureuse confusion, partagée d'ailleurs par un grand nombre de personnes, et pas toujours des mieux intentionnées, pour se dédouaner de ses agissements.
"Moi le cocufieur que vous jugez" indique un "mauvais jugement" sur sa personne de la part de gens "qui ne connaissent pas tout", alors que dans le réel, il s'agit de pointer des actes qui ont abouti à la mort d'une personne.
Juger d'actes et juger d'une personne n'est pas la même chose...

CF se pose en victime en invoquant une attaque ad personam (attaque contre sa personne). Cette manoeuvre est importante pour pouvoir décoder la suite.


Cocufieur a écrit :
jeu. 13 nov. 2014 12:53
Facile de se faire une opinion sans tout connaître, mais vous êtes des faibles, comme lui, et cela ne m’étonne pas beaucoup.

CF continue de dérouler le fil de sa pensée en posant comme vérité indépassable le fait que ceux qui jugent "ne savent pas tout". Peut-être sont-ils des "ignorants".
(Pour ceux qui se rappellent la venue de Monsieur Fifi sur le site, l'argumentaire est le même. Idem pour d'autres commentateurs qui ont "trouvé" le site par le biais de leurs conjoints "cocus" : ici tout le monde est faible, stupide, aigri...)

Il enchaîne néanmoins avec une idée que lui-même repousse une phrase plus haut : l'argumentum ad personam.
C'est-à-dire que CF se dit victime d'un jugement (honteux) sur sa personne et accuse tout de suite derrière un ensemble de personnes (les intervenants du site).
Celles-ci sont jugées "faibles", comme "lui" (Emorej). Magnifique inversion des rôles en deux phrases...

Il passe de victime à accusateur en pointant du doigt des internautes dont il ne sait pas tout non plus. Mais cela ne le dérange guère.
Selon ses filtres, tout le monde ici est insuffisant.

CF joue dans le triangle bourreau/victime/sauveur avec une aisance déconcertante.

Peut-être Emorej était-il "fragile" (retenons l'option pour l'heure), peut-être avait-il une faible estime de lui (comme c'est souvent le cas chez les cocus, ne le nions pas) mais là où le bât blesse, c'est que le "jesuispaunmonstrecévoukikomprenérien" est annulé par la démarche même de CF : il poste, comble de la lâcheté, après la mort d'une personne qui ne peut plus se défendre.

Cet état de fait annule également l'argumentaire énoncé par CF lui-même : pour lui en effet, c'est facile de juger "sans tout connaître".
Soit. Mais le débat contradictoire peut-il avoir lieu avec une personne disparue ?

Dès les premières lignes apparait une rhétorique saturée de manipulation.

L'aspect malsain du message est renforcé par un choix de pseudonyme qui ressemble à une fanfaronnade.
La personne se sent jugée mais se désigne elle-même comme "Cocufieur", presque fier.

Dans tous les cas donc, "les autres" sont "faibles" (le jugement est lapidaire, ne distingue pas les particularités individuelles) et "Sandra", la femme d'Emorej, est grossièrement une libertine qui s'ignore (comme "toutes les femmes", encore un jugement à l'emporte-pièce).
Lui, n'est donc responsable de rien.

Mais surtout "cessez de me juger... Moi je vous juge plus sévèrement encore"...


Cocufieur a écrit :
jeu. 13 nov. 2014 12:53
Ce n’est pas moi qui ai provoqué tout ça, elle était en manque d’exotisme,
Le syndrome "cétafote" est un réflexe bien pratique qui permet de rejeter sur l'autre sa folie.
Cette façon d'agir a été révélée dans nombres de traités psychologiques servant à cerner les personnalités aux contours narcissiques et pervers.

Jean-Charles Bouchoux
, par exemple, à la suite de Racamier et d'autres a abordé la question en profondeur.

La contradiction révélée par CF est crasse : SI Sandra est une femme structurellement "exotique", ALORS Emorej ne peut être responsable des "choix" sexuels de sa femme (non ?).
Mais CF accuse bien la "victime" d'être responsable... De sa faiblesse (!!!).
Une fois encore, la rhétorique qui fait sombrer dans la confusion repose sur un paradoxe qu'il est souvent inutile de chercher loin...


Cocufieur a écrit :
jeu. 13 nov. 2014 12:53
J’ai transformé une chrysalide en papillon,
CF se dit totalement hors jeu concernant sa responsabilité dans les événements tragiques qui se sont déroulés. Il se dit injustement accusé, sur des bases selon lui lacunaires.
MAIS dans le même temps, il se propose d'être celui qui a "transformé une chrysalide en papillon".
Il se place donc au-dessus du commun des mortels à qui incombent la responsabilité de leurs actes, il est, lui, "créateur" !!!!

Le narcissisme sans borne de CF s'exprime ici avec plus de force lorsqu'il se déroule à lui-même un parterre de fleurs, des gerbes sans doute :


Cocufieur a écrit :
jeu. 13 nov. 2014 12:53
Sandra (je ne donnerai pas son vrai prénom) attendait un vrai mec dominant,
Le monde ainsi, selon CF, se découpe en deux catégories d'après un principe simple, binaire, infantile :
il y a d'un côté les "faibles", de l'autre les "dominants" (caste d'où sont par ailleurs exclues les femmes).

Les rapports amoureux sont désertés par les sentiments (et particulièrement le partage, la complicité). Ce qui prime ici est de "gagner", dans une compétition des plus archaïques dans laquelle tous les hommes sont envisagés comme des adversaires. Le sexe de la femme (sexe faible) nécessairement (dans le discours de CF il ne semble pas exister d'autre option) dominé est brandi comme un trophée, un signe de puissance, comme au temps des cavernes (ce qui constitue un fantasme : les recherches actuelles ont mis à jour des rapports hommes/femmes primitifs bien plus complexes que la caricature pseudo réflexive appuyant la légitimité de la lutte du mâle dominant.)

Ce sexe d'ailleurs n'est pas que dominé. Il est également "humilié".
Les femmes, dans leur ensemble représentent donc une masse à conquérir sexuellement, et les autres hommes, bien entendu inférieurs, sont assujettis à son "bon vouloir" : il "autorise" les paiements (sexe et argent = pouvoir) pour qu'ils usent de Sandra... Tout est sous contrôle; et Sandra avec, elle qui "accepte" de se transformer en "objet sexuel". Et elle n'a pas d'autre destin.


Cocufieur a écrit :
jeu. 13 nov. 2014 12:53
aimait se sentir humiliée, aimait donner du plaisir à plusieurs hommes en même temps et se transformer en objet sexuel. Jérôme ne savait pas lui offrir ça, ne pouvait pas concevoir de relation moins conformiste, n’imaginait pas qu’une femme puisse aussi vibrer en se faisant payer par d’autres hommes pour satisfaire les fantasmes d’un amant par exemple.
CF donc, "créé" un papillon, "transforme" en objet sexuel, fait payer (tel un mac qui a pleine possession d'une personne réifiée, chosifiée) des hommes mais n'est responsable de rien.
Ce sont "les autres" qui ne savent pas se défendre ou dominer. Les autres encore qui acceptent de payer. Les autres enfin qui "meurent", sans qu'aucune émotion ne soit audible dans un discours qui a tué l'essentiel de ce qui constitue la nature humaine envisagée sous son seul aspect bestial.

Le pseudo dialogue est redoutable : il n'attend en réalité pas de réponse.
Il fait écho à celui des violeurs pour qui les victimes sont responsables de ce qui leur arrive, car habillées de manière provocante, là au mauvais endroit au mauvais moment ou encore trop aguicheuse pour en réalité ne pas être d'accord.
Il reprend les idées des hommes violents qui font s'originer leurs accès de colère incontrôlés dans les maladresses de leurs épouses...
Le portrait d'une personne à la structure psychotique se dessine derrière CF qui se défend des attaques mièvres qu'une communauté (SOS Cocus) "ose" porter contre lui tout en dénonçant sur son propre compte des faits bien plus graves.

Quelle est donc la tare d'Emorej en plus de celle d'être faible ?
Celle, honteuse, d'offrir à la femme qu'il a épousé une vie "conformiste".
Le mot est vomi comme s'il s'agissait d'un plat dégoûtant.

Le conformisme a sans doute des aspects bien étouffants (mais à l'heure du mariage consenti, de la libération des moeurs, de la multiplication des inscriptions sur des sites de rencontres extra conjugales, de la multiplication des modèles sociaux qui
s'expriment entre libertinage et polyamour, peut-on encore parler de "conformisme" ?) mais l'antidote proposé par CF repose sur des rapports de dominations mortifères. Il est la seule issue.

Sa vision est déformée : nombre de femmes, après pareil "lavage de cerveau" et comportements aussi outranciers regrettent. Souvent trop tard mais "je n'avais pas de cerveau" ou "ce n'était pas moi", "je te remercie de m'avoir ouvert les yeux" revient souvent lorsque le partenaire décide de quitter la table du jeu de poker menteur. Mais qu'importe la réalité : tout est pour cet esprit malade jeu de manipulation.

CF, dénué d'empathie, accusateur ne connaissant pas la culpabilité, continue à cracher son venin de manière acharnée sur la tête d'une personne décédée en lui portant encore quelques estocades, avec un argumentaire ad personam, précédemment rejeté :


Cocufieur a écrit :
jeu. 13 nov. 2014 12:53
Lui ne faisait que pleurer sans agir, ne représentait aucune autorité, aucun pouvoir, aucune force.
Bienvenue dans la jungle.


Cocufieur a écrit :
jeu. 13 nov. 2014 12:53
Je ne l’ai pas harcelé contrairement à ce qu’il a pu dire, je lui ai seulement fait comprendre que j’étais là, installé dans la vie de sa femme et qu’il fallait qu’il cède et accepte.
CF ne peut être responsable de quoi que ce soit.
Dans sa superbe, proche de celle d'un dieu "créateur" et qui "domine" les hommes, il lui suffit de "faire comprendre qu'il est là".
CF n'agit pas, il EST. Et l'autre doit "céder" et "accepter".
Le narcissisme ici exprimé donne le vertige. Il s'amalgame à un sentiment de toute-puissance exacerbée, rendue légitime par ce qu'il considère comme étant de la faiblesse, sans jamais employer le mot interdit, comme un tabou, l'AMOUR.
Tout est sexe, tout est domination, tout est (par)"ETRE".


Cocufieur a écrit :
jeu. 13 nov. 2014 12:53
Je n’ai de relation qu’avec des femmes mariées,
Des défis imbéciles qui se relèvent même lorsque la situation devient impossible. Ils justifient le harcèlement, le mépris, la haine.



Cocufieur a écrit :
jeu. 13 nov. 2014 12:53
c’est d’ailleurs moi qui ai poussé Sandra à se marier car elle comprenait qu'il est beaucoup plus excitant de tromper un mariage qu’un concubinage. Toutes ignorent leur potentiel et de quoi elles sont capables, et ce que leur mari est incapable de faire, moi, je le fais : Je les révèle.
CF refuse qu'on lui attribue une quelconque action, dénie sa responsabilité mais pourtant, le voilà aux commandes et ce, depuis bien avant le mariage : "C'est moi qui ai poussé Sandra à se marier"...
La préméditation est ici affirmée mais elle passe presque inaperçue tellement on est noyé sous un flot d'immondices. Elle est noyée et niée... "Vous ne savez pas tout", "ce n'est pas moi qui..."

L'orthographe de la personne est impeccable. Elle semble instruite. La préméditation se double donc d'un machiavélisme effarant. Et tout cela nourrit un égocentrisme des plus débridés : "ce que leur mari est incapable de faire, MOI, je le fais".

Il est à noter que l'amour, par exemple, la compassion, l'empathie, ne peuvent "révéler" une femme (ce ne sont là sans doute que mièvreries et erreurs de programmation de la nature).
La "révélation" est axée sur le sexe. Le sexe et la domination. Et elle se concentre sur "la part sombre"...
Ce qui est à la lumière est donc inconsistant, volatile.
Curieux, "révélation" est un terme que l'on utilise en religion pour désigner une vérité cachée que l'on n'offre qu'à certains élus...


Cocufieur a écrit :
jeu. 13 nov. 2014 12:53
Dans tous les cas, mon intervention est positive et j’évite à ces couples pathétiques de s’enliser dans un traintrain quotidien.
CF n'est responsable de rien MAIS son "intervention" est positive (encore un paradoxe, encore une parole qui rend fou, qui dit une chose et son contraire en très peu de temps de sorte que l'esprit se perd, culpabilisé de mal comprendre ou mal faire quelque chose...).

CF se pose également en sauveur : il "évite" aux couples "pathétiques" de s'enliser.
Ce qui est révélateur dans cette intervention, c'est sa prétention à ne pas satisfaire uniquement "les femmes", ce dieu (god) du sexe, "libère" les couples.
Que deviennent ceux qui n'acceptent pas son "salut" ?


Cocufieur a écrit :
jeu. 13 nov. 2014 12:53
Bref, je ne suis plus avec Sandra aujourd’hui, maintenant que son mari n’est plus là, ça ne m’amuse plus.
Tout est "jeu".
Le "jeu" est ce qui est irréel ("Tu viens, on joue aux cow-boys et aux Indiens ?"). Il est également la voie de venue au monde privilégiée des enfants.
Voici donc un sale gosse qui s'amuse avec les sentiments des autres tel celui qui arrache les ailes aux mouches dans un élan sadique, pensant tromper son "ennui" synonyme de pathologie à psychanalyser.

Et l'horreur atteint ici son apogée : "maintenant que son mari n'est plus là, ça ne m'amuse plus". La mort n'est pas nommée, elle est évitée dans un langage qui désincarne une personne : la mort et le jeu cohabitent dans la même phrase sans qu'une ombre de compassion ne transparaisse dans les mots.

Un peu comme dans un jeu vidéo, la mort crée un "game over". Mais celui-là, définitif, semble envisagé comme un dommage collatéral presque insignifiant. Le réel est "dépassé" dans une course pulsionnelle nourrie par Thanatos.

Le "jeu" consiste donc à briser des liens monogames et à dominer dans une irréalité psychotique des plus torturées.
On peut poser l'hypothèse que, incapable de créer lui-même du lien, parce que vide du sentiment d'amour, CF se plaît à démolir tout ce que les autres peuvent construire.


Cocufieur a écrit :
jeu. 13 nov. 2014 12:53
Elle a démissionné, je ne travaille plus avec elle et il paraît qu’elle est en profonde dépression. Ça vous plaira surement, et vous y verrez une forme de justice probablement.
Infamie : CF retourne ses errements immoraux contre ceux qui "croient" en l'amour, contre les faibles...
Pour son esprit atteint, la dépression de Sandra pourrait être synonyme de réjouissance. Comme si le monde entier n'était fait que de vengeances infinies.

Sa haine est projective et les cadavres s'amoncellent sur son passage sans que le moindre émoi ne soit exprimé :
Il y a un mort, une femme en dépression et bien... Ça ne m'amuse plus, je suis arrivé à mes fins... Récupérez les restes si ça vous aide, moi je passe à autre chose semble dire CF.


Cocufieur a écrit :
jeu. 13 nov. 2014 12:53
Tout ceci pour dire que toutes, et absolument toutes les femmes mariées que j’ai voulu avoir, je les ai eues et je les ai transformées parce que toute femme mariée s’ennuie avec son mari sans le savoir et aucune femme n’est faite pour un seul homme.
La valeur d'un "homme" est déterminée par sa capacité à "piquer" la femme des autres.
Réflexe néandertalien qui marque un accident dans l'évolution affective de cette personne qui se gargarise de ses piteuses conquêtes :
les femmes qui "plongent" en effet avec ce type d'individu ont souvent des failles narcissiques. Il ne voit pas les limites de sa gloire désuète...
Il ne sera jamais celui avec qui "elle" construit...
L'argument naturaliste bien connu justifie sa déviance : la femme est ainsi, pourquoi contrarier la nature ?
Il n'est pas étonnant alors de voir des instincts primaires s'exprimer ici... Tout est mis en scène sur fond d'environnement hostile de type préhistorique.
Non pas que la vie ne soit pas difficile, mais elle n'est pas que combat des cavernes... Mais CF se plaît à rejouer une scène archaïque qui, si elle disparaissait, signerait la fin de son règne.



Cocufieur a écrit :
jeu. 13 nov. 2014 12:53
Je ne fais que leur ouvrir les yeux et ne suis pas du tout le monstre que Jérôme a décrit.
Ainsi, CF achève sa "mission" : il vient, sur ces derniers mots, révéler au monde que le monde n'est que rapports de forces, sexe et domination...
Tel un antéchrist ignorant les concepts d'empathie, de partage, d'équité et d'authenticité, le voilà lavé de tout péché : "je ne suis pas un monstre, je ne fais que vous ouvrir les yeux et aider les pauvres crétins de couples conformistes à revenir à leurs bas instincts" ...
Il faudrait presque l'en remercier...

J'espère que l'adresse IP de cette personne est dans la base de données et que la sœur d'Emorej pourra servir de ce témoignage pour faire appel.

S'il ne s'agissait pas de "l'amant", la démonstration reste valable.

Bonne journée ...


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brassens
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Re: Billets d'humeur

Message par brassens » sam. 3 mars 2018 16:59

:ala:

Tout est dit! J'extrais ce portrait type du pervers sexuel qui est très parlant :
Sans Prétention a écrit :
sam. 3 mars 2018 12:52
Le monde ainsi, selon CF, se découpe en deux catégories d'après un principe simple, binaire, infantile : il y a d'un côté les "faibles", de l'autre les "dominants" (caste d'où sont par ailleurs exclues les femmes).
Les rapports amoureux sont désertés par les sentiments (et particulièrement le partage, la complicité). Ce qui prime ici est de "gagner", dans une compétition des plus archaïques dans laquelle tous les hommes sont envisagés comme des adversaires. Le sexe de la femme (sexe faible) nécessairement (dans le discours de CF il ne semble pas exister d'autre option) dominé est brandi comme un trophée, un signe de puissance.
Ce sexe d'ailleurs n'est pas que dominé. Il est également "humilié". Les femmes, dans leur ensemble représentent donc une masse à conquérir sexuellement, et les autres hommes, bien entendu inférieurs, sont assujettis à son "bon vouloir"



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Une simple lettre d'amour

Message par Sans Prétention » lun. 12 mars 2018 13:16

"Dès qu'une femme aime un homme, elle fabrique un infidèle".


Je n’ai jamais cessé d’être méchant avec toi – au début surtout (c’est drôle, on parle de « début », mais quand une histoire n’a pas lieu d’être, le début contient déjà la fin ; le début et la fin se confondent, ils sont strictement la même chose, les distinguer n’a aucun sens, si ce n’est pour les dissocier dans la chronologie). Des petites méchancetés médiocres, comme sont capables d’en ourdir, dans leur cerveau qui ne va pas très bien, les gens comme moi. Il suffisait qu’une attachée de presse un peu hystérique laisse un message ambigu sur mon
répondeur, et voilà que j’écoutais trois, quatre, cinq fois le message devant toi, allant jusqu’à te demander de déchiffrer la fin d’une phrase, soi-disant inaudible. Je me souviens de ta dignité dans ces cas-là. Tu ne t’emportais pas. Tu ne disais rien. Mais, devant le miroir de ma
salle de bains, ton beau visage fait pour sourire se froissait. Abîmer ta beauté était un plaisir ; une nécessité ; une joie. Un besoin.

Pourquoi faisais-je cela ? Parce que je suis malade n’est pas une réponse. C’est une explication, pas une réponse. Je le faisais parce que je le faisais. Un monstre, que j’ai encore du mal à contenir aujourd’hui, cherchait à toute force à se vomir de moi, pour t’éclabousser. Il sort ses griffes chaque fois que je suis censé « être heureux ». Il danse quand je dors. Détruit tout. Ménage à trois : toi, moi, lui. Ou plutôt : toi, lui, moi. Ce mécanisme est bien connu des amoureux : il s’agit là de masochisme, bien sûr. De masochisme comme modalité de la peur.
Détruire par précaution, si j’ose dire. La peur, pour celui qui ne détruit pas l’autre, d’être détruit par l’autre.

(...)

Admettons que tu m’aies fait du bien : je me vengerai de ce bien que tu m’as fait. Une des énigmes de l’homme est qu’il piétine en priorité, au prorata de l’amour reçu, tous ceux qui ont œuvré à son bonheur.

Je ne peux m’empêcher de te faire du mal. Le mal que je te fais ne s’oppose pas au bien que je prodigue : il est couplé avec, livré avec, compris avec. Il n’en est pas l’inverse, ni même le complément : simplement, c’est la même chose. Comme j’aime, je dois détruire. Mes démons intérieurs n’adorent rien tant que prendre de court la destruction extérieure annoncée, programmée, toujours déjà validée. Je gâche avant que ne commence le travail du gâchis. Je massacre avec subjectivité ce qui s’étiolera avec objectivité. Je coupe l’herbe sous le pied des choses.
Ce qui caractérise cette lettre, tu l’auras sans doute remarqué, c’est le franc-parler de son lyrisme. Comme une nef taguée. Suis-je totalement vrai ? J’essaie ; je fais tout pour y atteindre.

Ça aussi, c’est un leurre. Tout est leurre, sauf l’heure exacte de la mort. Je ne t’écris pas pour être méchant : pour être comique, aussi. Je l’avoue, je m’entraîne un peu sur toi : j’élabore des effets, j’esquisse des manies. Je postillonne un peu de style, pour voir. J’aimerais tant inventer un genre neuf, bâti sur l’incohérence de ses fondations : du sublime qui insulte, de la mésange qui rote, des mânes qui dégueulent.

Tu dois te poser des questions sur moi, sur nous. Les dernières fois, je n’ai pas été très agréable. Tu as raison : je suis un « caractériel ». Étrangement, j’ai remarqué que les caractériels n’avaient aucun caractère ; ils ne font que faire payer leurs faiblesses et surtout leur faiblesse aux autres. À ton contact, ce défaut semble s’amplifier, se porter lui-même au carré, au cube, ainsi qu’un fleuve débordant de son lit. Je sais, c’est effrayant. Dès que nous sommes ensemble, je suis en crue.

Du peu que j’en sache, la fonction de l’amour consiste à produire davantage d’amour que l’amour. Chez moi, à l’instar de ces clowns chez qui l’exercice de la rigolade se conclut par le spectacle du suicide, l’amour aboutit à sa propre négation : la haine. La haine qu’on éprouve pour quelqu’un qu’on hait n’est rien à côté de la haine qu’on ressent pour quelqu’un qu’on aime. J’en suis venu à te haïr. Ne me demande pas à quel moment cette sensation a grimpé en moi ; mais elle est là, installée. Je ne te hais pas par le prisme d’un dépit, d’une peine, d’une blessure, d’une vexation. Je ne te hais pas comme certains haïssent, c’est-à-dire en aimant à l'envers. Je ne te hais pas en diagonale. Je te hais tout droit.

Je ne suis pas à l’aise ; je devrais cacher cette vérité, du moins la travestir. Impossible. Je viens de me regarder dans le miroir de la salle de bains. Je suis un homme ; ni complètement beau, ni tout à fait laid : un homme qui a fini par te haïr. Haïr ton corps, tes mouvements, tes
habitudes, tes mains, ta voix, les propos prononcés par ta voix. Redondance de ces propos, redondance de tes mains, redondance de ton être. Tu redondes, mon amour.
Il faudrait faire gicler des êtres, à la façon d’une vanille, la part d’inédit qu’ils recèlent.

Faire d’eux une perpétuelle première fois, une première fois dans tous les domaines, dans le regard, dans la respiration, dans le rire – faire face, sans arrêt, à un émerveillement pur, effrayant, prolongé. Sentir la proximité de la mort dans cet excès, cette permanence d’insoutenable nouveauté. Quelque chose qui serait abruti de naissance, de venue au monde –jusqu’à risquer de perdre aussitôt ce monde.

Je voudrais te connaître jusqu’au sang. Visiter ton intime charogne, tes mouvements, tes syncopes, habiter une veine, étudier des exhalaisons, goûter ton œsophage, sucer tes sucs. On me l’interdit, puisque l’autre est clos. Tu ne resteras qu’une drôle de grimace, ta chair un appétit, tes journées un lieu pour mes vacances. Après séparation, nous reviendrons à nous-mêmes, enfermés, butés, emmurés, entêtés, prêts à recommencer avec un autre corps cet amour qui ne rime à rien. Prêts à fabriquer des promesses que nous ne tiendrons jamais, à raconter les mêmes histoires pour les essayer sur une autre moue. Prêts à fracturer une existence qui ne nous avait rien demandé. Prêts à détruire encore, dans l’imbécile frénésie du temps qui passe.

Yann Moix, Une simple lettre d'amour.


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Re: Billets d'humeur

Message par Sans Prétention » mar. 17 avr. 2018 17:40

Sur ma lancée , j'ai réactivé son ancien profil , celui sur lequel figuraient nos précieuses conversations.

Après plusieurs essais , je réussis à saisir le bon mot de passe . Je voulais y arriver pour connaître la véritable personnalité de celui que j'avais épousé . J'ai pu recueillir des tonnes d'informations et même des révélations sur cet être qui me devenait de plus en plus étranger et qui était mon mari ! Un être qui se débatait au milieu de mille intrigues et de tellement de mensonges.
J'ai appris , entre autres , qu'il s'était rendu à Montpellier un an et demi plus tôt pour y rencontrer une amie , alors qu' il prétendait ne pas connaître cette ville. Un menteur compulsif.

Il changeait son discours en fonction de ses partenaires , pouvant même les transformer en son inverse.
Un dragueur , un provocateur , toujours en chasse d'une nouvelle proie.

Comment ai-je pu être aussi naïve ?

Je découvris aussi qu'il n'avait jamais cessé de m'espionner sur le net. Tout était répertorié sur une adresse mail installée sur ma tablette tactile au nom de son père.

J'appris également qu'à notre retour de Montpellier et, au moins à partir du 6 septembre 2014, il s'était mis à la recherche d'un appartement à Saint-Denis.

J'étais meurtrie d'avoir vécu sous un tel amoncellement de mensonges , de faussetés, de duperies.

Je lui fis une scène.
Il ne trouva pas mieux à dire que ces mots : "Tu n'avais pas à fouiller".

Une fois encore , il se mit à retourner la situation à son avantage. Je me sentais coupable , prête à lui faire des excuses.

L'amour menteur, Céliante Bertrand Gaston Lotito - Les impliqués Éditeur


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