Dom3 a écrit :Bonjour SP
Salut Dom !
Dom3 a écrit :Je te remercie tout d'abord pour le décryptage de mes mots qui m'a beaucoup aidé dans ma réflexion.
Dom3 a écrit :Je viens de finir la lecture de ton récit. C'était assez dur par moments, j'avoue que quand on a pas toute sa tête, l'exercice est difficile.
D'autant que tu vas souvent analyser jusqu'au fond des choses et que tu manipules le second degré aisément. Ça donne donc une densité incroyable à tout ça, et pour peu qu'on accroche pas sur une ligne, on perd le fil de tes pensées.
Ouais, je sais, désolé, c'est un P... de défaut. J'essaie de me corriger... Je te jure...
Dom3 a écrit :Qui plus est tu t'exprimes sur d'autres posts, et je n'ai pu comprendre qu'en lisant ceux ci également.
Bon, là, c'est logique.. Pfiouuuu...
Dom3 a écrit :J'aurais une question si tu me permet qui me viens comme ça, en résumé de lecture.
Fais-moi peur...
Dom3 a écrit :Dans le cheminement de ton post, et pour faire extrêmement bref, voire raccourci, tu as toujours été fidèle dans ta tête et dans ton corps, et ce pendant que ta compagne ne l'était pas. Ta foi en elle, bien qu'ébranlée quand tu as su, n'as pas été remis en question, tu l'aimais malgré ça, tu rectifies si je me trompe bien sûr!
Jusqu'ici, c'est cohérent. Et exact.
Dom3 a écrit :Tant qu'elle n'avait pas conscience du mal qu'elle t'avait fait, tu t'accrochait à cette idée de reconstruction, persuadé que c'était une issue réalisable de retrouver son amour, pour peu qu'elle vienne vers toi.
L'autre aurait été libre, elle serait partie... Et elle aurait regretté. Ca en a toujours été ainsi. Je pensais que le mariage et les enfants la changeraient. Elle a pas beaucoup battu son record de trois ans. Mais avant, il y avait, selon elle, des pauses. Je dois donc être FIER du chemin parcouru... Sauf que :
1) Je ne SAIS PAS s'il y a eu d'autres Gus
2) C'est bien le projet de destruction familial qui couvait derrière ses angoisses Don Juanistes. Le frère et pareil. Le père aussi. Et moi, comme un con, je me suis foutu dedans...
Et enfin, PAS DE RECONSTRUCTION SANS CONSCIENTISATION, ça n'existe pas. Le "on fait comme si y a rien eu et on recommence", ça donne la voie libre au refrain de Jag: Chien a mordu mordra (moi je savais pas consciemment mais j'avais déjà été mordu. Dix ans après, rebelote ! De l'à tout coeur, on est passé à l'atout pique...).
C'est pas la PEUR de tromper qui doit diriger l'action, mais bien la CONSCIENCE de ce que cela implique. Les infidèles ont une approche bien particulière là-dessus. Y a qu'à relire tous les posts : rien n'est grave, on continue, c'était "comme ça", c'est de TA faute (tu es malade, pas attentionné....) ou de la faute du destin (j'ai quarante ans, je sais pas m'occuper de moi...) CONSCIENCE = SE PRENDRE EN CHARGE
Dom3 a écrit :Puis, au fil de l'évolution de sa prise de conscience, et je dirais même à contrario, avec un léger décalage cependant, tu t'es autorisé à penser différemment. Tu n'as pas évoqué le fait qu'il puisse exister un "ailleurs" (comme un monde nouveau) tant que tu n'as pas été sûr de sa repentance.
J'ai bien compris (et tu m'arrête tout net si je m'égare) qu'il ne s'agissait en aucuns cas de lui faire payer l'addition de ce passage.
Non, juste qu'elle prenne conscience qu'on ne règle pas ses problèmes d'ennui à quarante ans, mariée, deux enfants adorables comme quand on a 16 ans. Et cette immaturité affective doublée de tout un tas d'éléments psy que j'ai toujours su en planquant sous le tapis m'a fait remonter à ma beldoche qui m'empêche de vivre, de m'exprimer, d'ETRE. Je me suis dit que sa fille avait été empêchée de grandir affectivement sous des tonnes d'amour coupable. Et j'ai vérifié : c'est vrai.
Dom3 a écrit :S j'ai bien interprété, tu es actuellement dans une phase "d'entre-deux" qui ne t'effraie pas, tu acceptes un éventuel "ailleurs", ou "sans elle" sans forcément le chercher. Cette période arrive, tu prends!
Je ne sais pas ce que donnera la suite de cette réflexion sur toi-même et ton environnement, mais elle me paraît déjà aux antipodes (sans jeu de mots) de ce que l'on peut lire au début.
Exact. Je l'ai choisie femme "libérée" pour qu'elle m'aime librement. Ma mère a été "forcée" d'aimer mon père: séquestration affective et financière. Je ne voulais pas ça pour ma vie. Mais j'ai tapé dans l'excès inverse manifestement, ça ne me convient pas non plus. Sois libre, mais respecte tes engagements est mon nouveau crédo. Je n'étais pas libre. Cet "entre deux" me donne l'impression d'avoir un CHOIX. Ce n'est pas qu'une impression d'ailleurs. Parce que à l'inverse de mon père, je voulais pas être un connard fini, mais à l'inverse de ma mère, je ne VEUX PAS non plus être un séquestré affectif. Ma femme, je l'aime mais elle n'est PLUS l'alpha et l'oméga de mon univers. Ceux pour qui c'est encore le cas, tant qu'il n'y a pas tromperie, ça va. Avec cette merde au milieu, on vit comme un semi-cadavre. J'ai pas trouvé autre chose: aimer "librement" et pas se scléroser dans un fidélité qui n'a de sens que pour soi.
Je resterai donc fidèle mais si je glisse, normalement, je pars. C'est que mon coeur ne supporte plus l'à peu près sentimental. Je dois avoir une vision trop haute de l'amour...
Dom3 a écrit :Et donc, en ce cas, je me suis mis à me demander si ce n'était pas TOI qui t'interdisait cet "ailleurs" auparavant.
Et si oui, comment l'interpréter?
Il n'y a plus à interpréter: voir réponse précédente.
Dom3 a écrit :Avait tu un besoin de reconnaissance de sa part pour cette souffrance endurée avant de passer à une autre étape? Genre on remet les pendules à zéro, on est quitte?
Et si tu n'avais pas eu cette reconnaissance, aurais-tu pu évoluer aussi rapidement?
Non, mais ça aurait fini en carnage.
Dom3 a écrit :Ou était-ce un mécanisme plus complexe pour moi à comprendre, qui pourrait s'apparenter à de la dépendance affective?
il y avait de ça. Trop. Couple pas équilibré. Elle me tenait dans ses mains pendant que moi je tenais "le monde": une façon de dire que dehors, j'étais beaucoup (dans mon boulot notamment) et chez moi, je n'étais presque RIEN (genti papa). Tout l'inverse de ce qu'elle vivait (du moins, d'après ses critère parce que, en toute objectivité, elle n'était pas à plaindre. Que non...)
Dom3 a écrit :Tu auras compris, bien sûr, que je cherche juste à comprendre la démarche, au cas ou ma femme suivrait ce même chemin et ainsi essayer de me préparer à ma propre réaction. Je souhaite actuellement qu'il y ait une reconstruction, et ce même si le travail ne débute pas de suite.
Je sais aussi qu'il est délicat de se pencher de cette façon sur son propre cas, tu n'est pas obligé de répondre. Je suis persuadé que d'autres intervenants auront leur idée.
Je n'ai malheureusement pas de conseils à donner, je suis trop peu expérimenté en ces domaines psyco, je découvre. Je te souhaite juste une bonne continuation dans ta démarche.
et encore merci!
Voilà... Mais je ne suis pas sûr d'être aussi clair dans mon esprit. Je navigue. Mais je dois lui reconnaître ça à mon épouse: plus de phrases de merde, de l'empathie, une réflexion sur elle-même...
Je suis "post entre deux"...
PS: Oublié de dire, Dom, en pleine tempête, je l'ai regardée amoureusement et je lui ai dit : "Je t'aime infiniment". Elle m'a répondu : "Ca me fait peur ce que tu dis. Je ne suis pas sûre de pouvoir t'offrir ça en retour..."
Je suis devenu raisonnable...
PS2: Pas toujours d'accord avec ce qu'il dit, ce grand monsieur... Mais c'est un grand monsieur (bon quand on voit la petite jeunette avec laquelle il s'est mis dernièrement... Mais tout est bon à comprendre).
Je développerai cette soif qui me vient de loin, loin, Dom, si tu savais mon pote combien de blessures j'avais AVANT même d'atterrir là... Dans ma prime jeunesse, j'ai du choisir entre partir en live, ou être agressif... J'ai préféré "comprendre".
Il existe pour chaque problème complexe une solution simple, directe et fausse (H.L. Mencken)