Les contradictions de l'adultère féminin

Quel comportement adopter face à l’adultère, comment réagir? Beaucoup de questions, quelques débuts de réponses. Ne pas poster de témoignage dans cette rubrique.

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Eugene
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Les contradictions de l'adultère féminin

Message par Eugene » lun. 30 sept. 2019 09:11

L’expérience de l’adultère peut être appréhendée comme l’une des clés de la jouissance féminine et l’une des expressions du modèle occidental de l’amour et de la passion. Comment l’adultère féminin peut-il être jouissance, ressourcement narcissique, remède à la souffrance et à la blessure narcissique liées à la séparation d’avec la mère et, en même, temps vécu conflictuel et douloureux du fait de sa constitution duelle ?

Aldo Naouri, dans un livre qui eu les honneurs des bonnes feuilles du Monde pendant l’été, ce moment de tous les péchés, nous met en garde : « Je n’ai jamais eu à connaître une infidélité ou une rupture qui n’ait produit d’intolérables douleurs quand ce n’était pas de profonds, voire de très profonds dégâts. L’adultère n’est jamais une expérience facile à intégrer ou à dépasser. » (Naouri A., 2006.)

Mon propos dans cet article est de m’inscrire en faux contre cette déclaration, en tout cas pour ce qui en est de l’adultère féminin. Car, gardons à l’esprit qu’Aldo Naouri, en raison d’une position de pédiatre, n’a eu à entendre que des histoires qui se passent mal : ce sont des mères qui vont lui raconter une histoire qui les déborde, qui fait souffrance, et il ne peut être dépositaire d’histoires qui font jouissance, d’une part parce qu’elles n’ont alors aucune raison de lui en parler et, d’autre part, parce qu’une des clés de la jouissance féminine, dans l’adultère, comme Freud l’a dit et répété, est le secret.

Très tôt, dès 1912, Freud insiste sur les conséquences de l’éducation particulièrement répressive dont sont victimes les femmes de son temps ; leur sensualité est en quelque sorte attardée, leur capacité de la rêverie en est symptomatique :

« De là, chez beaucoup de femmes, l’effort pour préserver encore pendant un certain temps le secret, même dans le cas de relations autorisées et, chez d’autres femmes, la capacité d’avoir des sensations normales dès qu’est rétablie, dans une liaison amoureuse secrète, la condition de l’interdit ; infidèles au mari, elles sont en mesure d’assurer à l’amant une fidélité seconde. » (Freud S., 1912, p. 62.) Il développe ainsi l’idée, avancée par deux fois dans La Morale sexuelle civilisée, de l’adultère comme issue à une vie sexuelle compromise par un mariage, auquel les jeunes filles sont insuffisamment préparées. Leur éducation, fondée sur l’ignorance et l’interdit, les maintient dans une vie fantasmatique intense, développe chez elles un goût du secret que l’adultère satisfait particulièrement bien. Cette hypothèse est reprise dans « Le tabou de la virginité », en 1918, où Freud revient sur l’importance de l’interdit pour la femme et sa conséquence possible, l’adultère : « La femme ne retrouve sa faculté de tendresse que dans une liaison qui n’est pas permise et qui doit rester secrète. » (Freud S., 1918, p. 75.). Si la femme a perdu cette faculté de tendresse, c’est parce que, dit Freud, le premier rapport sexuel entraîne rarement la satisfaction pour une femme et que la frigidité peut s’installer avec l’homme, le plus souvent le mari, qui l’a initiée. Le mari récolte une réaction archaïque d’hostilité envers la sexualité, la jeune femme subissant une profonde blessure narcissique alors qu’il devrait, en tant que substitut de l’image paternelle, bénéficier au contraire d’une réaction positive. C’est pourquoi, explique Freud, certaines sociétés primitives prennent soin de séparer ces deux fonctions en faisant porter sur un tiers, un déflorateur rituel, l’hostilité de la jeune fille, pour l’épargner au futur époux. Ce n’est plus la coutume dans nos sociétés et, dit Freud, la femme n’est alors pleinement heureuse que dans un deuxième mariage, le premier mari ayant épuisé la réaction hostile primitive de la jeune fille.

De nos jours, les jeunes mariées sont rarement vierges, et cette réaction d’hostilité a alors pu « s’épuiser » avec le premier amant qui prend ainsi, dans nos sociétés modernes, la place du « déflorateur rituel ». Les choses sont donc, sans aucun doute, à repenser, mais sont aussi moins dépassées qu’on ne pourrait le croire, en tout cas autant qu’on le sache, si l’on se fie au maigre apport des sciences humaines, particulièrement silencieuses sur cette question de l’adultère. Des sondages, des « tests » dans les magazines montrent régulièrement l’intérêt que présente encore la question auprès du grand public, mais rien ailleurs : question délicate en effet, méthodologiquement périlleuse, pour toute sérieuse enquête sociologique.

Depuis Denis de Rougemont (Rougemont D. de, 1939), qui montre que le modèle occidental de l’amour et de la passion repose sur le modèle de l’adultère, en particulier féminin (Tristan et Yseut en restant le prototype), bien peu de travaux ont repris le flambeau. Le style libre, adopté par Roland Barthes pour ses Fragments d’un discours amoureux (1977), montre combien la théorisation en reste délicate. La même année, Max Pagès, psychosociologue, publie Le Travail amoureux, sorte de journal intime, ouvrage au style tout aussi libre que celui de R. Barthes. La sociologie, bien qu’elle prenne en compte des phénomènes relevant de la sphère du privé, en particulier de la famille, a donc laissé le champ libre à la science qui est censée être la spécialiste de l’intime, la psychologie. Et la psychologie a occupé en effet peu à peu tout le terrain : le conseil conjugal et les thérapies de groupe ou individuelles, qui lui sont liées, s’appuient sur les éléments que la théorie psychanalytique apporte à la compréhension de l’amour.

L’amour, pour Freud, est une histoire relativement linéaire, d’une certaine façon sans surprise : la mère, ou le substitut maternel, est « pour les deux sexes l’objet du premier et du plus puissant des amours, prototype de toutes les relations amoureuses », affirme-t-il encore à la fin de sa vie (Freud S., 1949, p. 59). Tout état amoureux répète quelque chose de cet amour primaire : une certaine partie de la libido narcissique se trouve transférée sur l’objet, et grâce à l’idéalisation dont il est le support, l’objet prend la place de ce qui était l’Idéal du moi. Pour Freud, au bout du compte, « l’état amoureux extrême peut être conçu comme une introjection de l’objet dans le moi ». Dans ce mouvement d’introjection, le moi peut finir par se laisser tout entier absorber dans l’objet et, pour Freud, l’amoureux frôle toujours le pathologique.

Christian David récuse cette vision de Freud quelque peu statique : loin de n’être qu’une répétition, il estime que l’état amoureux est aussi une nouvelle naissance (David C., 1971). Dans cette lignée, un thérapeute du couple, comme Jean G. Lemaire, pense aussi que le fait de tomber amoureux a un effet maturant et que les phénomènes de régression qu’il entraîne sont « une sorte de re-création (Lemaire J. G., 1979, p. 184). »
Parler de l’amour comme d’un investissement d’objet n’empêche pas que, pour faire une histoire d’amour, il faille être deux, deux sujets qui, à travers l’échange narcissique de leur moi, recréent un équilibre. « Ce qui supplée au rapport sexuel, c’est précisément l’amour », avance Jacques Lacan (1975, p. 44), pour signifier que cet échange d’ordre affectif permet de dépasser l’impossibilité de la rencontre dans le seul rapport sexuel. L’amour se présente ainsi comme une rencontre équilibrée, là où la passion semble être déséquilibre, même si elle est réciproque : « La passion amoureuse consiste en un débordement de la libido du moi sur l’objet », explique Freud (1914, p. 104) ; une partie du moi se reconnaît dans l’objet, s’y fixe, dans l’incapacité de s’en détacher. La passion est un amour de l’irrésolution, amour incapable d’intégrer la perte de l’objet, ne serait-ce qu’un instant. C’est là qu’elle peut être souffrance : « un objet est devenu pour le je d’un autre source exclusive de tout plaisir, et a été pour lui déplacé dans le registre des besoins », dit Piera Aulagnier pour décrire la relation passionnelle, prototype pour elle d’une relation d’asymétrie (Aulagnier P., 1979, p. 174). Jacques Hassoun rend bien compte de l’absolu de ce besoin avec le terme de « passion intraitable », l’amour mystique en étant l’expression la plus réussie (Hassoun J., 1989).

Les femmes, des amoureuses passionnées

Que l’amour mystique puisse être pris comme mode exemplaire de la passion, quand on sait combien les femmes en sont les principales sujettes, indique assez que les femmes sont les victimes privilégiées de cette relation asymétrique, la passion. Là où les hommes se méfient de la passion, dit Piera Aulagnier, la femme est fascinée par un modèle « qui n’est que la prolifération pathologique de ce qui est le propre de sa démarche d’être de désir » (Aulagnier-Spairani P., 1967, p. 77). Que le désir de la femme puisse suivre cette pente pathologique, Karen Horney aussi l’avait souligné : elle notait (en 1936) chez la femme un « besoin névrotique d’amour » dont une des manifestations courantes est la survalorisation de l’amour et un désir « compulsif » de mariage (Horney K., 1969, p. 258). En quoi ce besoin névrotique serait-il spécifiquement féminin ? Dans la constitution du choix d’objet sexuel chez la femme, Freud remarque dans un premier temps l’importance du narcissisme puis, clairement à partir de 1925, accorde une place grandissante à l’image de la mère préœdipienne malgré le refoulement dont elle est l’objet. Sans entrer dans le détail de la pensée freudienne sur ces questions posées par la sexualité féminine, retenons qu’avec cette prise en compte du rôle de la mère dans la psychologie de la femme, Freud avance une explication à sa sensualité attardée dans le domaine des fantasmes : la figure de la mère donne un contenu à son secret.

Peut-on alors faire un rapport avec ce qu’il avance comme une des expressions privilégiées de ce goût du secret, l’adultère ? Quel rapport ce mode de fonctionnement entretient-il avec cette dimension présente dans le choix d’objet de la femme : l’image de la mère, derrière celle du père, derrière celle de l’homme ? Comment se situe l’amant dans cette problématique du choix d’objet sexuel ? Peut-être peut-on le considérer comme un aménagement du mariage : l’adultère serait alors un moyen de dépasser l’état de régression qui s’installe souvent, si l’on en croit Freud, avec le mari. L’adultère serait le point extrême d’une définition de l’amour, caractérisée par la crainte de la perte d’objet, réactivant la problématique ancienne, enfouie et difficile du deuil pour la femme de l’objet maternel. Par ailleurs, le secret qui entoure cette passion remplit une double fonction. Il répète quelque chose du secret de l’amour envers la mère tout en maintenant des limites, des garde-fous : le rôle demandé au mari est d’offrir un cadre rassurant où la relation passionnelle puisse se vivre en toute sécurité. L’adultère est la réponse externe à l’élément interne d’une crise et, comme toute crise, elle offre la possibilité d’un dépassement.
L’aménagement du mariage est d’ailleurs le propos de certaines thérapies actuelles, à visée thérapeutique rapide, en particulier celles qui sont inspirées des théories systémiques venues d’outre-Atlantique, dans la mouvance de l’école de Palo-Alto : tout groupe, et le couple en est un, fonctionne autour d’un équilibre qu’il tend à rétablir dès qu’un changement se produit. Si un tiers s’introduit, c’est parce qu’il y a une faille dans le système, et il a alors la fonction de faire prendre conscience aux membres du couple de leur dynamique conjugale et, par conséquent, de présider à son rééquilibre. C’est à ce titre que l’adultère peut être « prescrit ». Lucien Israël revendique également le droit à l’aventure amoureuse en dehors du mariage, comme visée déraisonnable mais modèle « de l’aventure en général, qu’elle soit exploration, création artistique, transformation » (1976, p. 17). C’est ce qu’on appelle avoir une « aventure » !

Un retour aux sources du narcissisme

On voit donc qu’une potentialité réparatrice, de jouissance plus que de souffrance, peut être accordée à l’adultère et je postule que, dans le cas de l’adultère féminin, il s’agit de réparer quelque chose de cette faille toujours présente dans la psyché féminine, inscrite structurellement dans la relation mère-fille. Je ne saurai apporter de témoignages, pour sauvegarder ce si cher secret, mais je m’appuierai sur la littérature pour avancer quelques preuves, en les puisant dans un roman relativement récent, et qui a rencontré un grand succès, La Conversation amoureuse, d’Alice Ferney.

Le personnage de femme adultère qu’est l’héroïne d’Alice Ferney illustre cette addiction bien particulière que certaines femmes peuvent montrer pour l’amour adultère, en l’inscrivant dans cette problématique d’un objet manquant de type maternel. « Un intérêt pour cet homme s’était piqué en elle du moment qu’il l’avait regardée. Qui oserait se demander si les femmes ne tombent pas amoureuses par mimétisme », (Ferney A., 2000, p. 144) s’interroge le narrateur, ce mimétisme étant ce que la psychanalyse appelle le « narcissisme », où le regard de la mère tient la première place. C’est par le regard de la mère que l’enfant naît à lui-même, dit la psychanalyse, et certaines se sont interrogées sur la spécificité de cette expérience pour la fille : « La fille entre dans le miroir et n’en sort plus », prise dans l’image de la mère à qui elle ressemble ; phénomène de « captation », explique Eugènie Lemoine-Luccioni (1976, p. 41) plus que de jubilation, comme le décrivait Lacan, dont les répercussions sont repérables sur le plan du narcissisme. Si Freud a pu tenir le choix d’objet de type narcissique pour spécifique de la féminité, on peut le comprendre par le fait que, pour la femme, aimer signifie s’aimer en retrouvant le regard de la mère.

On comprend ainsi l’importance que le fait d’être regardée prend dans l’énamoration de l’héroïne d’Alice Ferney : « Elle était vraiment en train de tomber amoureuse d’un regard. » (P. 163.) Mais ce moment de séduction par le regard doit néanmoins passer par la parole, qui n’est pas la moindre des conditions du plaisir amoureux, titre même du roman. Et c’est la même évocation de l’ordre maternel, cette fois-ci par les mots, qui émeut Pauline : « Donc il possédait une vrille d’ondes ensorcelantes. Cette vrille répéta un prénom. Je sais votre prénom, avait-il commencé de lui souffler en riant. Oui, il utilisait cette partie du langage qui n’est pas tout à fait le langage, qui ne compromet pas autant que les mots, tout en se faisant comprendre aussi bien. Pauline, murmura-t-il, c’est bien cela ? » (Ferney A., op. cit., p. 33.) Comment mieux dire le préverbal, et l’infans dans la femme auquel il est fait ici appel, un ordre antérieur, maternel, où l’enfant est identifié par son seul prénom ?

Dans ce registre de l’infans, les caresses corporelles ont aussi leur mot à dire : « Elle sentait sur elle des chemins de doigts. Son corps trouvait sous des mains sa frontière. Il la dessinait, elle pouvait avoir la perception de sa forme. » Nous sommes à la page 399, c’est dire si la conversation amoureuse qui précède a largement autant d’importance que la scène sexuelle. J’ai retrouvé là ce qui caractérise les autres romans féminins que j’ai travaillés, où la description du rapport sexuel prend, d’une manière générale, moins de place que tout ce qui y amène, caresses verbales ou physiques (Houel A., 1999). Ces caresses autorisent une longue, temporelle, régression narcissique, avec un sentiment de complétude, qui s’oppose à la rapidité de l’acte sexuel. Le plus souvent, dans les textes plus anciens, un seul paragraphe, toujours inférieur à une page, suffit à décrire le rapport sexuel après plusieurs pages de caresses. Chez Alice Ferney, la septième partie, dite « Au lit », n’arrive qu’à la page 385. Si les textes insistent autant, avec la longueur de ces images de caresses, plus verbales que corporelles, c’est pour permettre la levée de la censure qui s’exerce habituellement sur l’image de la mère maternelle originaire, et pour permettre d’en jouir. L’érotisation d’une femme décline tous les moments d’une séduction plus ou moins vécue, refoulée et fantasmée dans l’histoire de la petite fille, celle de la séduction originaire, première, exercée par les soins maternels.

La jouissance est certes en place, grâce aux multiples caresses tant verbales que physiques de l’amant, mais comment éviter la souffrance inhérente à une position si contradictoire, celle-là même de la dualité de l’adultère ? Cette contradiction est protégée par le secret qui est supposé entourer l’adultère. Ce secret a une double fonction : sociale, certes, de respect de l’interdit, mais aussi celle d’obéir à une nécessité psychique, pour préserver cette sécurité ainsi acquise : « Auprès de l’un, elle trouvait la paix quotidienne de la tendresse réciproque, avec l’autre les moments extraordinaires de l’émotion amoureuse. Cette plénitude expliquera comment elle fut capable de garder son secret. On dit que les femmes bavardent, qu’un secret brûle et pèse. Pauline Arnoult ne parla jamais à personne. » (Ferney A., op. cit., p. 422.)

Équilibre trouvé, et non pas situation paradoxale, c’est le monde du mariage et de ses lois, placé comme cadre qui permet de pouvoir se lancer dans l’aventure de l’adultère : l’image d’un mari aussi sécurisant n’est pas sans rappeler la « position de repos » à laquelle Freud fait allusion quand il évoque la situation œdipienne, où la fillette se réfugie comme « dans un port », après la tempête de la relation préœdipienne à la mère (Freud S., 1932, p. 173) : de même dans l’adultère, la femme, plutôt que de changer d’objet, garde le premier en lui conférant un aspect rassurant, pendant que le deuxième satisfait l’aspect passionnel de la relation à la mère. L’amant décharge alors le mari des aléas de la relation mère-fille et, sous l’aile protectrice du mari, la relation adultère peut être vécue dans ses composantes les plus régressives, sans courir les risques d’une passion, potentiellement fatale. Pauline le dit fort bien : « Le mari n’était pas une prison, non : elle voulait tout et elle avait tout. En somme, pensa-t-elle, elle triomphait. » (Ferney A., op. cit., p. 327.)

On en revient au propos premier, et final : la fonction réparatrice de l’adultère qui permet à la femme de se ressourcer narcissiquement. C’est, pour conclure, ce qui donne au livre d’Alice Ferney, cette tonalité délibérément optimiste, vivante. Il faut dire, et ce n’est pas la moindre des surprises de ce livre, que l’héroïne, quand elle entre dans cette relation adultère, est enceinte, et que cette grossesse fait partie de sa plénitude. C’est une très jolie façon de dire qu’elle a retrouvé, après la tempête de la relation mère-fille, la mère en elle, cette « mère intérieure » dont parle Danièle Brun, celle que toute femme porte en elle comme un enfant, à vie, qui lui permet justement de donner la vie, effectuant ainsi le « travail de séparation d’avec sa propre mère que toute fille, toute femme en quête de son identité sexuelle se doit d’accomplir, faute de demeurer hantée sinon parasitée à toutes les périodes de sa vie par l’image de sa mère réelle. » (Brun D., 1990, p. 46.)

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Douleur aigue
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Re: Les contradictions de l'adultère féminin

Message par Douleur aigue » jeu. 10 oct. 2019 14:59

Bonjour,

Je suis désolée mais je ne comprends pas l’intérêt du point de vue que vous défendez ni sont opposition à la citation de Naouri

« Je n’ai jamais eu à connaître une infidélité ou une rupture qui n’ait produit d’intolérables douleurs quand ce n’était pas de profonds, voire de très profonds dégâts. L’adultère n’est jamais une expérience facile à intégrer ou à dépasser. » (Naouri A., 2006.)

Des connards et des salopes qui trompent et qui le vivent très bien on a des pages entières sur ce site.
Le fait qu'il le fasse parce qu'ils sont lâches et égoïstes, parce qu'ils ont un problème narcissique, de relation à leur mère, ou parce qu'ils ne sont plus capable de jouir/bander sans être dans l'interdit et le mensonge ne fait pas avancer le débat.

Il serait plus intéressant de trouver des victimes d'adultères épanouies ou simplement pas trop cabossées et de savoir comment ou pourquoi elles s'en sortent.

Je crois que cela serait de nature à aider tous les gens qui sont ici.



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Re: Les contradictions de l'adultère féminin

Message par Eugene » ven. 11 oct. 2019 09:15

Douleur aigue a écrit :
jeu. 10 oct. 2019 14:59
Bonjour,
Je suis désolée mais je ne comprends pas l’intérêt du point de vue que vous défendez ni sont opposition à la citation de Naouri
J'en suis sincèrement navré, mais je ne défend aucun point de vue.
Douleur aigue a écrit :
jeu. 10 oct. 2019 14:59
Il serait plus intéressant de trouver des victimes d'adultères épanouies ou simplement pas trop cabossées et de savoir comment ou pourquoi elles s'en sortent.
Il a du vous échapper que cette rubrique est une revue de presse ayant pour sujet "L'adultère en question" et que de ce fait tous les points de vue sont traités et non pas uniquement ceux que vous avez envie de voir, vous avez les liens source en bas de chaque article.

Douleur aigue a écrit :
jeu. 10 oct. 2019 14:59
Je crois que cela serait de nature à aider tous les gens qui sont ici.
Rien ne vous empêche de rapporter un lien que vous jugez pertinent


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